À propos de Shōendō
Conservation-restauration de peintures japonaises
Établi en France, l'atelier Shōendō se consacre à la conservation-restauration de peintures japonaises avant tout, mais aussi coréennes et chinoises.
Intervenir sur des rouleaux suspendus (kakemono, kakejiku), des paravents (byōbu) ou des rouleaux horizontaux (makimono) requiert une connaissance approfondie des matériaux et des techniques, et une maîtrise du geste que seules de longues années de formation permettent d'acquérir. C'est ce que Shōendō propose à ses clients dans toute l'Europe.
Le nom Shōendō (松燕堂) vient de la formation de son fondateur à l'atelier Usami Shōkakudō (松鶴堂), à Kyoto. Selon l'usage qui veut que l'on conserve un caractère du nom de l'atelier du maître, Shō (松, le pin) a été gardé et associé à En (燕, l'hirondelle), en écho à la grue (鶴) de Shōkakudō.
L'atelier
Un savoir-faire japonais traditionnel, pour la conservation d’aujourd’hui
Shōendō s'appuie sur les techniques japonaises traditionnelles de conservation, de restauration et de montage des peintures, tout en restant attentif aux avancées les plus récentes et aux pratiques actuelles de la conservation.
L'atelier de restauration et de montage est aménagé à la japonaise, en partie sur le modèle de celui de Kyoto où son fondateur s'est formé : on y travaille surtout sur des tatamis et sur des établis bas. Cette installation traditionnelle convient à de nombreuses étapes délicates du traitement, dont les gestes sont conçus pour être exécutés à basse hauteur.
Les matériaux viennent de fabricants et de fournisseurs japonais de confiance : plusieurs variétés de papier washi fait à la main, des tissus de pure soie comme le kinran (tissé de fils d'or) ou le donsu (damas), parmi bien d'autres.Les adhésifs employés pour la conservation des rouleaux et des paravents sont tous des matériaux naturels : colle d'amidon de blé, furunori (colle d'amidon vieillie), funori (colle d'algues), nikawa (colle animale). Des siècles d'usage ont démontré leur innocuité pour les œuvres.
Un atelier de conservation à la japonaise, en Europe.

Conseil en conservation-restauration et rapports techniques
Un regard de spécialiste, au-delà de l'atelier
Outre les travaux de restauration, Shōendō propose des conseils et des rapports techniques aux collectionneurs, galeries, maisons de vente et institutions qui possèdent des peintures japonaises, coréennes ou chinoises, à distance ou in situ. Shōendō donne aussi des conférences et anime des ateliers sur la manipulation, le stockage et l'entretien de ces œuvres, et sur la façon de reconnaître les cas où l'intervention d'un spécialiste est nécessaire.
Les évaluations peuvent s'appuyer sur un examen direct de l'œuvre ou sur un dossier photographique détaillé. Elles portent sur les matériaux, la structure, l'état de conservation, le montage et les interventions antérieures.
Les observations techniques peuvent aussi aider à mieux cerner l'époque d'une œuvre, son histoire ou la cohérence d'une hypothèse avancée à son sujet. Elles ne constituent ni authentification, ni attribution, ni datation, ni estimation formelles.
Sur une œuvre, chaque décision compte.
Le conservateur-restaurateur
Yoan Rosenziveig
C'est un livre sur les estampes et les peintures japonaises qui a éveillé, dès l'enfance, sa fascination pour le Japon et sa culture. Une passion pour l'art et l'histoire l'a mené à La Cambre (Bruxelles), où il a obtenu un master en conservation-restauration des œuvres sur papier et découvert à quel point les matériaux et les techniques japonais ont influencé les pratiques occidentales.
Après son diplôme, il a passé un an au Museum of Fine Arts de Boston, où il a fait ses premiers pas dans le métier auprès de conservateurs-restaurateurs formés au Japon, en les assistant sur des paravents et des rouleaux. Une bourse de la Fondation du Japon l'a ensuite conduit dans la région d'Osaka pour y étudier la langue, après quoi il a rejoint le prestigieux atelier Usami Shōkakudō, à Kyoto. Il y a passé près de huit ans, plongé dans la conservation, la restauration et le montage traditionnels japonais, travaillant sur un très grand nombre d'œuvres, aussi bien en atelier que sur site, dans des temples.
Fort de cette expérience, il est revenu en Europe et a fondé Shōendō à Nice en 2025. Il est aujourd'hui l'un des très rares professionnels pleinement formés à ces techniques à exercer hors du Japon. Les musées et les collectionneurs européens ont ainsi accès, sans quitter l'Europe, à un savoir-faire qu'il fallait jusqu'ici aller chercher au Japon.

